Causes de la perte de cheveux

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La chute des cheveux concerne des millions de personnes dans le monde. Les principales victimes sont les hommes, mais un nombre croissant de femmes commencent également à en souffrir. Il existe différentes causes à l’origine de ce phénomène.

Perte de cheveux et hérédité

La perte de cheveux est un phénomène normal. Chaque personne en perd 30 à 100 par jour. La quantité dépend de la saison ; elle est plus importante au printemps et en automne. Cependant, plusieurs éléments doivent alerter lorsque la chute des cheveux devient trop importante et qu’elle s’étend sur une période excédant six mois.

L’une des causes les plus courantes de la chute de cheveux est l’hérédité. Elle est alors appelée alopécie androgénétique. Elle est due à l’influence de la testostérone et de la 5 a-réductase sur les follicules capillaires qui deviennent alors très sensibles et ne respectent plus le cycle de croissance de deux à cinq ans. Ce cycle devient plus court, entraînant la mort prématurée du cheveu.

L’alopécie post-partum

Une chute de cheveux peut également apparaître après l’accouchement. Elle est alors appelée alopécie post-partum. 50 % des femmes sont concernées par ce problème. Durant la grossesse, les cheveux sont à la fois éclatants de santé et très épais. Mais après l’accouchement, ils deviennent plus fins et tombent abondamment. Cette situation est causée par des troubles hormonaux. En effet, les hormones œstrogènes qui étaient produites en grande quantité durant la grossesse diminuent brusquement, réduisant la vie des cheveux en les dévitalisant. Le stress provoqué par l’arrivée d’un bébé, le manque de sommeil et la dépense d’énergie en sont également responsables. Cette alopécie dure environ 6 à 8 mois. Il arrive parfois que le phénomène perdure plus longtemps, d’où l’importance de consulter rapidement un dermatologue pour que l’alopécie ne s’aggrave pas.

La chute des cheveux à cause des carences alimentaires

La chute des cheveux peut aussi être le fait des carences alimentaires. De nombreux oligo-éléments, les vitamines ainsi que les protéines sont indispensables pour apporter éclat et tonus aux cheveux. Lorsque les cheveux manquent par exemple de fer, ils deviennent ternes, se décolorent, se dessèchent et deviennent cassants, car le sang n’est plus correctement oxygéné. C’est le cas lors d’un régime alimentaire trop restrictif, d’une anorexie ou encore d’une alimentation déséquilibrée.

L’alopécie cicatricielle et l’alopécie de tractation

L’alopécie dite cicatricielle se produit lors de traitements capillaires trop agressifs ou inadaptés. Des défrisages trop fréquents, une permanente ratée, des shampooings à la soude ou une utilisation trop rapprochée du fer à friser ou à lisser sont en cause. L’alopécie de tractation, quant à elle, est due à des tresses ou des élastiques trop serrés.

La pelade

La pelade qui se développe généralement chez les individus de moins de 20 ans, est une infection qui entraîne la chute des cheveux sur une ou des zones circulaires bien délimitées. Elle serait engendrée par une activité anormale du système immunitaire attaquant les follicules pileux. Toutefois, ces derniers ne sont pas entièrement détruits, permettant ainsi une guérison dans une grande majorité des cas. Mais des rechutes sont généralement à prévoir.

L’alopécie due aux troubles hormonaux

Suite à des évènements stressants ou traumatisants, les cheveux peuvent se mettre à tomber. Les hormones sont alors pointées du doigt. Rappelons qu’elles fluctuent tout au long de la vie d’un individu. Le stress va pousser les glandes surrénales à produire plus d’hormones androgènes (mâles) que la normale, ce qui va troubler le mécanisme folliculaire. Les réactions seront plus virulentes chez ceux qui souffrent déjà d’une alopécie androgénétique (hérité des ascendants), car les cheveux chuteront en masse pendant une période pouvant s’étendre jusqu’à 4 mois. Le même mécanisme est constaté à la ménopause ou dans le cadre d’un dérèglement thyroïdien, générant une alopécie androgénique.

L’alopécie médicamenteuse

L’alopécie médicamenteuse est imputable à la prise de certains médicaments. Cela s’explique par le fait que les substances responsables de la chute des cheveux pénètrent dans le sang et parviennent à la papille dermique qu’ils détruisent. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte, parmi lesquels les doses de médicaments ingérées, la sensibilité de l’individu concerné par rapport à la nocivité des substances et sa prévalence à l’alopécie. On a constaté que les anticoagulants, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les bêtabloquants ou encore les interférons alpha provoquent un effluvium télogène, une perte de cheveux réversible et limitée dans le temps. Mais cette liste n’est pas exhaustive. Les traitements hormonaux substitutifs sont, quant à eux, en cause dans une alopécie androgénétique.

Un diagnostic exact pour un traitement adapté

Au moindre doute concernant une chute anormale des cheveux, il est recommandé de toujours s’adresser à son médecin ou à un spécialiste qui sera en mesure de diagnostiquer avec exactitude les causes et les traitements adaptés à une alopécie. Un traitement médicamenteux est parfois indissociable d’un accompagnement psychologique ou d’une alimentation spécifique. L’automédication est à exclure, de même que l’achat de produits miracles dont les effets n’ont fait l’objet d’aucune recommandation de la part des professionnels de la santé. 

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