Alopécie : causes, effets, traitements et solutions

Chez les personnes atteintes d’alopécie, on observe une perte progressive des zones chevelues. Les causes de ce phénomène dépendent du type d’alopécie.

L’alopécie : de quoi s’agit-il ?

L’alopécie se définit comme la chute totale ou partielle des cheveux. Étymologiquement, alopécie vient du terme alopex qui signifie renard, un animal qui perd tous les ans une grande partie de ses poils.

Les causes de l’alopécie

L’alopécie peut survenir suite à un contact avec des substances irritantes, des troubles hormonaux, une allergie, des brûlures, une infection, des blessures ou encore une insuffisance rénale. L’ingestion de stéroïdes anabolisants peut aussi conduire à ce phénomène. La chute des cheveux peut également être une conséquence de la chimiothérapie ou de la radiothérapie, d’une carence en fer ou d’une surdose de vitamine A.

Types d’alopécie et symptômes

Les cas d’alopécie sont classés en quatre catégories.

  • L’alopécie androgénétique héréditaire

Également appelée calvitie commune ou alopécie séborrhéique, cette forme d’alopécie est la plus courante, environ 70 % des cas recensés. Elle est causée par une surproduction d’androgènes (chez l’homme) ou la ménopause (chez la femme). Elle se caractérise par un affinement de la chevelure qui se transforme progressivement en duvet. Le phénomène commence au niveau des tempes et de la couronne.

Elle se manifeste aussi par un dégarnissement de la lisière de la chevelure ou du sommet du crâne. Cette perte des cheveux commence généralement à partir de 30 ans, mais n’est pas rare chez les adolescents.

  • L’alopécie aiguë

Aussi appelée alopécie non cicatricielle diffuse, elle survient suite à un stress, un accouchement, la prise de certains médicaments (anticancéreux, anticonvulsivants, hypocholestérolémiants …) ou une carence alimentaire.

  • L’alopécie congénitale

Elle s’explique par l’absence de racine de cheveux. Elle peut aussi provenir d’une anomalie dans la formation même du poil ou du cheveu. Dans ces cas de malformation, les cheveux sont clairsemés, fins et fragiles. Cette alopécie est souvent associée à d’autres malformations au niveau des phalanges, des dents, du squelette ou des yeux.

  • L’alopécie localisée

Connue également sous le nom d’alopécie cicatricielle, elle se présente sous différentes formes. Il y a d’abord la pelade, une maladie auto-immune caractérisée par une chute totale des cheveux sur des petites parties de la peau (une repousse temporaire peut se produire dans ce cas). La teigne en est une autre manifestation. Il s’agit d’une apparition de plaques chauves de forme arrondie sur lesquelles on note des desquamations.

Comment traiter l’alopécie ?

alopécieLes traitements contre l’alopécie ont pour véritable objectif de réduire la perte de cheveux.

Il existe des traitements médicamenteux qui favorisent la repousse des cheveux : le propécia et le minoxidil. Toutefois, ils ne conviennent pas forcément à tous ceux qui souffrent d’alopécie, en particulier aux femmes. De plus, leur efficacité ne peut être généralisée, et n’est prouvée que dans le cas où la chute ne concerne qu’une très faible partie de la chevelure. Enfin, ces médicaments cessent de produire leur effet dès que l’on arrête d’en prendre. Certains praticiens recommandent les corticostéroïdes, surtout quand l’alopécie atteint une certaine gravité, mais une prise sur le long terme entraîne des effets secondaires.

S’il s’agit d’un cas de pelade avéré, le traitement peut consister en une dermatite de contact, c’est-à-dire la provocation volontaire d’une réaction allergique en appliquant sur le cuir chevelu une substance chimique. Cette action provoque une éruption cutanée qui, à terme, entraine la repousse à certains endroits.

Quel que soit le traitement choisi, médicamenteux ou non, il ne sert qu’à limiter la chute des cheveux et non pas à éliminer sa cause.

La greffe est la solution la plus courante à ce jour pour en finir avec l’alopécie si aucun traitement n'a marché. Le chirurgien effectue un prélèvement sur le cuir chevelu, dans les zones où les cheveux sont les plus fournis, pour les transplanter dans les parties où c’est nécessaire. Cette opération comporte tout de même des risques puisque les zones où le prélèvement est réalisé se dégarnissent également.

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